Accueil du site > Presse > Une délégation kanak bientôt en France pour une tournée de communication

Les Nouvelles-Calédoniennes, 28 août 2009

Une délégation kanak bientôt en France pour une tournée de communication

samedi 29 août 2009

Article des Nouvelles-Calédoniennes, le 28 août 2009, à la suite de la conférence de presse du Collectif :

Le collectif pro-USTKE communique en Métropole

Les défenseurs des syndicalistes emprisonnés élargissent leur action à la lutte contre les discriminations et les atteintes aux droits de l’homme. Leurs représentants vont plaider leur cause en Métropole, d’où ils commenteront la décision de la cour d’appel, le 15 septembre.

Le « collectif pour la défense des doits et des libertés et pour la libération des syndicalistes emprisonnés » change de nom et de mission. Désormais, ceux qui s’étaient réunis après l’incarcération des six syndicalistes USTKE, fin juin (1), se font appeler « collectif pour la défense des droits fondamentaux et la lutte contre les discriminations ». C’est (un peu) plus court, et ça ne signifie pas tout à fait la même chose.

« On dénoncera le phénomène de corruption et la délinquance financière. »

« Nous allons créer un observatoire des droits de l’homme, y compris les droits autochtones », a expliqué Alphonse Pujapujane, troisième vice-président de l’USTKE, hier lors d’une conférence de presse à la Vallée-du-Tir. « On tiendra à jour un livre blanc des atteintes aux droits de l’homme en Nouvelle-Calédonie, notamment celles de l’État. On défendra l’accès à la justice et les justiciables […] On dénoncera le phénomène de corruption et la délinquance financière, qui sont des obstacles au rééquilibrage […] et qui ne sont jamais poursuivis. » Pour cela, une association sera montée rapidement.

Dans un futur proche, le collectif enverra une délégation en Métropole, « auprès de nos relais traditionnels [et] tous ceux qui voudront nous entendre », détaille Georges Mandaoué, sénateur coutumier.

Le but sera d’être présents là-bas le 15 septembre pour commenter la décision de la cour d’appel de Nouméa sur les 28 syndicalistes de l’USTKE, parmi lesquels six risquent de rester en prison. Avec l’espoir de « porter la bonne parole » dans les médias nationaux.

Enfin, le collectif a répété sa défiance vis-à-vis de l’Etat. Ses membres ont vivement critiqué l’intervention des gendarmes, hier matin à Saint-Louis (lire en page 3), « alors que l’Etat, d’un autre côté, nous demande d’apaiser la situation ».

(1) L’USTKE, le Parti travailliste, l’UC, l’UCR, le SLUA, Rheebu Nuu, des coutumiers et des associations de jeunes.

Marc Baltzer

NPA et CGT-pénitentiaire « solidaires » de Gérard Jodar

Le NPA d’Olivier Besancenot a demandé mercredi la libération « sans délai » de Gérard Jodar et de « ses camarades », dénonçant des « manœuvres de criminalisation de l’action syndicale ». « Comme ce serait le cas en Métropole pour des faits similaires, Gérard Jodar et ses camarades doivent être libérés sans délai », demande le parti anticapitaliste.

La CGT-pénitentiaire a de son côté dénoncé mercredi un « acharnement » de la justice contre Gérard Jodar. La troisième organisation chez les surveillants de prison, qui précise qu’elle est représentée par la section pénitentiaire de l’USTKE à Nouméa, a fustigé dans le même communiqué les conditions de détention « extrêmement difficiles » au centre pénitentiaire de Nouméa, « une prison honteusement insalubre et vétuste » hébergeant actuellement « 420 détenus pour 190 places ».

Le PCF dénonce une criminalisation de l’action syndicale

Le Parti communiste français a assuré, mardi, les syndicalistes calédoniens de sa solidarité après le maintien en détention de Gérard Jodar et a critiqué une « tendance à la criminalisation de l’action syndicale ». « Aucun signe d’apaisement n’apparaît. Au contraire, l’avocat général a demandé la confirmation de toutes les peines, voire plus », écrit Jean-Louis Lemoing, membre du comité exécutif du PCF en charge des Dom/Tom. Pour le PCF qui « assure les syndicalistes concernés et l’USTKE de sa solidarité et fait part de sa disponibilité pour contribuer à la mobilisation contre ce jugement inique », « ce réquisitoire atteste d’une tendance à la criminalisation de l’action syndicale ».

http://www.info.lnc.nc/

Répondre à cet article

Avec le soutien de Bellaciao.org
Hébergé par D.R.I.

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0