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Campagne de soutien aux syndicalistes emprisonnés

mercredi 26 août 2009

CAMPAGNE DE SOUTIEN AUX SYNDICALISTES EMPRISONNÉS À NOUMÉA

Qui est en prison et quelles sont les peines :

Les peines de prison ferme avec mandat de dépôt :

- Gérard Jodar, président de l’USTKE (1 an de prison ferme)

- Sagato Uvéakovi, adhérent et militant de la Fédération BTP, représentant syndical (6 mois fermes)

- Sélé Lami, adhérent et militant de la Fédération Commerces et Divers, délégué syndical (6 mois fermes)

- Thierry Gnipate, adhérent et militant de la Fédération BTP, délégué syndical (4 mois fermes)

Ces camarades sont en détention depuis le 29 juin 2009

Les peines de prison ferme avec maintien en détention

- Michel Safoka, secrétaire général de la Fédération BTP (1 an de prison ferme)

- Julien Vaiagina, 2ème secrétaire général de la Fédération BTP (10 mois fermes)

Ces deux camarades sont en détention depuis le 28 mai 2009.

- Un an de prison ferme pour Jean-Jacques Ramparany, 1er secrétaire général de la Fédération Fonction Publique. Il est détenu depuis le 22 juin 2009.

- Dix-huit militants ont été condamnés à 4 mois de prison avec sursis.

Pour les soutenir, vous pouvez leur écrire nominativement à l’adresse de la prison : Camp Est, 98800 NOUMÉA, NOUVELLE-CALÉDONIE

Pour soutenir financièrement les familles, vous pouvez envoyer vos dons à l’ordre de USTKE, à l’adresse : "SOLIDARITÉ USTKE" CICP, 21 Ter rue Voltaire , 75011 PARIS

Les syndicalistes de l’USTKE, emprisonnés à Nouméa depuis le 29 juin, ont normalement deux parloirs par semaine.

Gérard Jodar avait ainsi la visite de sa femme et de ses enfants le mercredi et le samedi. Depuis mercredi dernier (19 août), Rosemay (l’épouse de Gérard) n’a plus son droit de visite. Le directeur de la prison n’a pas daigné la recevoir pour lui donner une explication, mais un responsable de la prison lui a fait comprendre que "c’est suite à l’article" (l’interview de Gérard parue dans Libération lundi 17 août) :

- http://www.liberation.fr/societe/0101586072-prison-quand-parler-a-liberation-prive-de-parloir

- http://www.liberation.fr/politiques/0101585626-en-nouvelle-caledonie-nous-sommes-toujours-dans-une-colonie

Pour protester contre l’excès de zèle de ce directeur de prison, vous pouvez lui écrire de nombreux mails à l’adresse suivante : [email protected]


Les premiers messages :


De : Fédération SUD-Rail (SOLIDAIRES)
Objet :
Date : 24 août 2009 11:24:35 HAEC
À : [email protected]

Monsieur le directeur de la prison de Nouméa,

Nous apprenons que Gérard Jodard, responsable de l’USTKE emprisonné pour action syndicale, a été privé de parloir, semble-t-il suite à une interview donné au journal Libération.

Cela n’est pas acceptable !

Nous vous demandons donc de rétablir notre camarade dans ses droits élémentaires.

Plus largement, la Fédération SUD-Rail tient à protester contre la criminalisation de l’action syndicale dont fait l’objet l’USTKE et réclame la libération immédiate des syndicalistes et le libre exercice du droit syndical en Kanaky.

Dans l’attente, recevez Monsieur le directeur, nos salutations syndicales.

Le Bureau fédéral de SUD-Rail


De : Jean-Marc Desfilhes
Objet : Droit de parloir de M. Jodar
Date : 24 août 2009 11:20:56 HAEC
À : [email protected]

Monsieur,

Monsieur Jodar, Président de l’USTKE ne bénéficie plus de la possibilité de s’entretenir deux fois par semaine avec ses proches. La remise en cause de ses droits de parloir est une atteinte grave aux libertés individuelles et à la démocratie. L’emprisonnement ne justifie en rien une coupure arbitraire entre le détenu et ses proches.

La décision que vous avez prise est de nature à provoquer de nouvelles tensions ce qui ne parait pas opportun.

Je me permets donc de vous demander de bien vouloir revenir sur la mesure coercitive prise à l’encontre de M. Jodar et de preserver l’ensemble de ses droits.

Il n’y a que dans les dictatures que les prisonniers politiques sont interdit d’expression publique et je n’ose croire que ces brimades aient été mises en place suite à la suite d’acticle publié par Libération.

Salutations

Jean-Marc Desfilhes


Monsieur le directeur Emmanuel Fenard,

Il se peut que ce qui suit soit erroné, auquel cas mon envoi deviendrait nul et non avenu.

Mais s’il est vrai, je me demande si vous êtes réellement à un poste mérité pour montrer une telle interprétation des devoirs qu’ont les fonctionnaires français de respecter les valeurs de notre République.

La prison n’est que la privation d’aller et venir, comme l’a rappelé un de nos Présidents qui n’a pourtant pas été particulièrement brillant pour ses valeurs humaines, et il nous reste à tous la liberté d’expression et celle de demander des comptes à des fonctionnaires qui s’égarent manifestement et dérogent à leurs devoirs les plus fondamentaux. (articles XI & XV de la CONSTITUTION).

Abuser de ses pouvoirs reste toujours ce qu’il y a de plus méprisable chez un homme, a fortiori fonctionnaire et a fortiori porté à un poste de direction. Vous ne seriez pas seul à déraper et beaucoup de débats dénoncent ces conservateurs à tort et à travers qui nichent dans l’administration pénitentiaire, impunément et irresponsablement. Il a déjà fallu la désignation d’un Contrôleur général des prisons parce que l’Administration Pénitentiaire s’est avérée incapable de se contrôler elle-même, ni de se mettre en conformité avec les règles tant nationales qu’européennes.

Je dois participer prochainement à une réunion sur ces sujets avec le préfet directeur de l’Administration Pénitentiaire, Monsieur d’Harcourt, et le Contrôleur général des prisons Monsieur Jean-Marie Delarue, et je ne manquerai pas d’exposer ces graves manquements dont celui qui est le déclencheur de la protestation à laquelle je m’associe vigoureusement.

Slts.

Michel Guérin Von Eickern – "Les Garous d’Ébène" – 29, rue de La Chapelle – 70300 BAUDONCOURT

Écrivain


Voici en pièce jointe un exemplaire de l’intervention faite par le Maire d’Hennebont concernant Gérard Jodard
Secrétariat de Monsieur le Maire

Lettre de Gérard Perron
Maire d’Hennebont
Conseiller général
Morbihan

Lire le pdf :

PDF - 121.4 ko
M. le directeur de la prison de nouméa.pdf

DEPARTEMENT DU MORBIHAN ___

ARRONDISSEMENT DE LORIENT ___

MAIRIE D’HENNEBONT ___

Le Maire d’Hennebont, Conseiller Général

à

Monsieur le directeur de la prison de Nouméa

Monsieur le Directeur,

C’est avec un sentiment de révolte et de profonde indignation que je viens d’apprendre que le droit de visite accordé à la femme et aux enfants de Gérard Jodard détenu dans votre établissement vient de leur être retiré.

Sans interférer sur le fond de l’affaire concernant l’emprisonnement de Gérard Jodard, Président de l’USTKE, je trouve pour ma part que cette mesure de privation du droit de visite, digne d’un état colonial, est contraire aux règles élémentaires de notre Constitution et de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Je vous demande, Monsieur le Directeur, en tant que citoyen français et en tant que Maire et Conseiller Général d’une commune jumelée avec une commune allemande (Kronach) et une commune malienne (Mourdiah) de rétablir un droit fondamental accordé aux prisonniers et qui est celui de la visite des membres de leurs familles.

Je ne peux comprendre que dans le pays des Droits de l’Homme, de telles pratiques puissent encore exister. La liberté syndicale, la liberté d’expression sont des libertés conquises par nos anciens et qui font partie intégrante de notre histoire et notre culture. En 2009, il est plus que surprenant de constater que les pratiques utilisées au temps de la répression des communards enfermés au bagne de Nouméa ou au temps des guerres coloniales d’Indochine ou d’Algérie soient encore appliquées.

Je compte sur votre sens du respect des lois de notre République pour réattribuer à la femme et aux enfants de Gérard Jodard leur droit de visite.

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments républicains et démocratiques.

Le Maire, Conseiller Général

Gérard Perron


Bonjour,

Merci de vos informations. Grâce à vous, j’ai aussitôt écrit à plusieurs prisonniers de Nouméa ainsi qu’au Directeur de la prison.

Si une délégation vient à Paris, je serai heureux de les rencontrer.

Bonne semaine. Bon soleil. Bonne lutte

Amitiés

Jacques Gaillot

Évêque de Partenia

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