Communiqué de la Centrale des Travailleurs Unis
Pointe-à-Pitre le 16 septembre 2009
La CTU apporte son total soutien et sa solidarité aux syndicalistes de l’USTKE injustement maintenus en prison par une justice coloniale.
Le 15 septembre 2009, la cour d’appel de Nouméa a confirmé la condamnation de 6 syndicalistes à de la prison ferme pour entrave à la circulation d’un aéronef. Gérard Jodar secrétaire général de l’USTKE a été condamné à 9 mois de prison et 5 autres camarades écopent également à de la prison ferme.
L’Etat qui prétend rendre justice au nom du peuple français, bafoue les libertés fondamentales en ce mettant aux ordres de ceux qui veulent continuer à piller et à polluer ce pays pour leur seul profit. La CTU dénonce la criminalisation de l’action syndicale à l’œuvre en Kanaky
Pour le secrétariat Général
Alain Plaisir
Secrétaire Général à l’organisation
Nouvelle Calédonie :
LA CGT REAFFIRME SA SOLIDARITE AVEC LES DIRIGEANTS DE L’USTKE INJUSTEMENT EMPRISONNES
La cour d’appel du tribunal de Nouméa a rendu son jugement à l’encontre de 28 syndicalistes de l’USTKE condamnés en première instance pour entrave à la libre circulation d’un aéronef.
Peines légèrement allégées pour les uns, peines plus lourdes pour les autres : la cour a visiblement cherché à corriger un premier jugement qui laissait apparaître des condamnations disparates alors que les faits reprochés sont identiques.
En réalité, le prétexte des condamnations est futile : le patronat local, la droite et l’Etat français cherchent à museler l’action de l’USTKE, l’expression de sa vigilance et sa ferme volonté d’interpeller sur les dangers d’une politique visant à minorer les droits des salariés et du peuple kanak
En confirmant les condamnations à l’encontre des responsables de l’USTKE, en maintenant en prison des responsables syndicaux une étape supplémentaire a été franchie dans la façon dont l’Etat français et le patronat local considèrent le syndicalisme sur ce territoire … et force est de constater, une nouvelle fois, que la justice s’est s’adaptée aux priorités du pouvoir politique et d’un Etat colonial.
Le 11 septembre dernier, recevant la délégation du « Collectif pour la défense des droits en Kanaky » conduite par Alphonse Pujapujane (vice-président de l’USTKE), Bernard Thibault a rappelé l’engagement de la CGT aux cotés de l’USTKE, condamnant la répression syndicale dont fait l’objet cette centrale et l’exigence de la CGT de voir les syndicalistes emprisonnés rapidement libérés.
Montreuil, le 16 septembre 2009
Déclaration de Claude DEBONS
Secrétaire national au mouvement social
Ancien responsable syndical national transports
Nouméa : un verdict colonial
Le Parti de Gauche exprime son indignation devant le verdict inique prononcé par la cour d’appel de Nouméa à l’encontre de Gérard Jodar et de ses camarades de l’USTKE et assure ces derniers de toute sa solidarité.
L’énormité des condamnations interpelle. Des actions de blocage dans les transports aériens, routiers ou ferroviaires d’une toute autre ampleur ont eu lieu aussi dans notre pays ces quinze dernières années sans susciter la moindre inculpation. La lourdeur des peines ne peut s’expliquer que par la volonté du pouvoir de dissuader les résistances sociales faute d’y apporter des solutions positives. Elle s’explique aussi par la persistance d’une situation coloniale en Kanaky où la défense des intérêts des possédants prend le pas sur les droits légitimes d’un peuple.
Le Parti de gauche refuse cette criminalisation du syndicalisme et du mouvement social et appelle à élargir le mouvement de solidarité avec les syndicalistes emprisonnés et avec le mouvement d’émancipation des travailleurs en Kanaky.
Paris le 16 septembre 2009.
Liberté pour les syndicalistes de l’USTKE.
La cour d’appel de Nouméa a confirmé, le 15 septembre, le maintien en détention des syndicalistes de l’USTKE, poursuivis pour entrave à un aéronef. Une nouvelle fois la justice coloniale française a condamné des militants en assimilant l’action syndicale à de la délinquance.
Le NPA dénonce cette décision politique prise contre des militants engagés, par leur action syndicale, dans la défense de tous les exploités en Calédonie, mais surtout engagés dans la lutte pour l’indépendance de cette colonie toujours inscrite sur la liste des territoires à décoloniser par l’ONU.
L’Etat français, qui prétend rendre la justice au nom du peuple, bafoue les droits fondamentaux en se mettant aux ordres de ceux qui veulent pouvoir continuer à piller et à polluer ce territoire pour leur profit.
Le NPA appelle à l’amplification des mobilisations en France pour obtenir la libération de tous les syndicalistes et l’arrêt de toutes les poursuites. Le 15 septembre 2009.
Paris, le 15 septembre 2009
Solidarité avec les syndicalistes kanaks condamnés par la justice coloniale
L’Union Syndicale SOLIDAIRES apporte tout son soutien et sa solidarité aux syndicalistes de l’USTKE injustement maintenus en prison par une justice coloniale.
Le 15 septembre, la cour d’appel de Nouméa confirmé la condamnation de 6 syndicalistes à de la prison ferme pour entrave à la circulation d’un aéronef. Gérard Jodar secrétaire général de l’USTKE a été condamné à 9 mois de prison fermes et 5 autres camarades « écopant » également de condamnations à de la prison ferme .
L’USTKE a pour seul tort d’avoir exigé que le protocole d’accord mettant fin à un conflit motivé par le licenciement abusif d’une employée de la compagnie aérienne Aircal, soit enfin signé par la compagnie pour pouvoir rentrer en application. Ce protocole négocié sous l’égide de la direction du travail entre les avocats de la compagnie et les représentant du syndicat aurait mit fin au conflit. L a seule réponse du patronat et des autorités a été la répression policière et judiciaire
L’état français qui prétend rendre la justice au nom du peuple, bafoue les libertés fondamentales en se mettant aux ordres de ceux qui veulent pou voir continuer à piller et polluer ce territoire pour leur seul profit.
L’Union Syndicale SOLIDAIRES dénonce la criminalisation de l’action syndicale à l’œuvre en Kanaky comme partout ailleurs.
Elle poursuivra la mobilisation sous toutes ses formes afin d’obtenir la libération de tous les syndicalistes et l’arrêt de toutes les poursuites à leur encontre.
Syndicalistes de l’USTKE : une peine confirmée, la solidarité du PCF
Le verdict de la cour d’appel de Nouméa vient de tomber. Aucune volonté d’apaisement, mais au contraire de dures peines : 9 mois de prison ferme pour Gérard Jodar et deux autres responsables syndicaux, 6 mois de prison ferme pour trois autres responsables syndicaux, 4 mois de prison ferme pour un autre responsable syndical,4 mois de prison avec sursis plus 2 ans de mise à l’épreuve pour 18 militants de l’USTKE, 3 mois de prison ferme avec aménagement de la peine pour un autre militant de l’USTKE. Le Parti communiste qui a invité les responsables de l’USTKE à témoigner à la fête de l’Humanité ce week-end assure les syndicalistes concernés et l’USTKE de sa solidarité et fait part de sa disponibilité pour contribuer à la mobilisation contre ce jugement inique.
Paris le 15 septembre 2009
Jean-Louis Le Moing, responsable national du PCF à l’outre-mer